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Les évolutions du permis moto
Panorama des formations et des réglementations
Le permis moto a connu plusieurs évolutions ces dernières années, tant sur le plan réglementaire que pédagogique. Que ce soit pour répondre à une envie de liberté, à un besoin professionnel ou pour optimiser ses trajets urbains, passer le permis moto nécessite aujourd’hui de bien comprendre les différentes étapes, les financements possibles et les nouvelles obligations.
Quelles catégories selon l’âge et l’expérience
Le permis moto se décline en trois principales catégories :
- Permis A1 : accessible dès 16 ans, il permet de conduire une moto ou un scooter jusqu’à 125 cm³.
- Permis A2 : à partir de 18 ans, ce permis autorise la conduite de motos dont la puissance ne dépasse pas 35 kW (environ 47 ch).
- Permis A : réservé aux titulaires du permis A2 depuis au moins deux ans et ayant suivi une formation complémentaire de 7 heures, il permet de conduire toutes les motos, sans restriction de puissance.
Depuis 2020, une épreuve théorique moto spécifique (ETM) est obligatoire, en plus de l’épreuve pratique. Elle permet de mieux préparer les candidats aux risques spécifiques liés à la conduite d’un deux-roues motorisé.
Les compétences clés et équipements obligatoires
Face aux enjeux de sécurité routière, la formation au permis moto s’est enrichie au fil des ans. Outre les épreuves classiques (plateau et circulation), les candidats sont formés à :
- L’évitement d’urgence,
- La gestion du freinage sur chaussée glissante,
- Les bonnes pratiques de visibilité,
- La lecture des trajectoires en virage.
Les équipements obligatoires (casque homologué, gants, blouson, pantalon et bottes) doivent être portés pendant toutes les séances de formation, en conformité avec la réglementation.
Financer son permis moto avec le CPF
Le Compte Personnel de Formation (CPF) peut toujours financer le permis moto, sous certaines conditions. En 2025, les règles en vigueur imposent notamment :
- un reste à charge obligatoire de 100 €,
- un projet professionnel justifié, par exemple l’usage du deux-roues pour se rendre au travail.
Ce financement reste une solution intéressante pour les personnes en reconversion ou pour les salariés souhaitant se déplacer autrement. Toutefois, le permis doit être passé avec une école de conduite agréée Datadock ou Qualiopi, comme pour tout usage du CPF.
La circulation inter-files : désormais encadrée
La circulation inter-files, longtemps tolérée dans certaines régions, est désormais encadrée par le Code de la route. Depuis janvier 2025, un décret national précise les règles à respecter :
- Uniquement sur routes à plusieurs voies dans le même sens,
- Lorsque le trafic est dense ou à l’arrêt,
- À une vitesse maximale de 50 km/h,
- Avec un différentiel de vitesse maximal de 30 km/h entre les deux-roues et les véhicules dépassés.
Ce cadre légal vise à renforcer la sécurité des usagers tout en reconnaissant une pratique largement adoptée par les motards dans les embouteillages. En tant que centre de formation vous devez ainsi inclure cette notion dans vos formations, afin de préparer les candidats à une circulation plus fluide, mais aussi plus responsable.
Contrôle technique obligatoire
Le contrôle technique des deux-roues motorisés est devenu obligatoire. Il s’applique progressivement depuis avril 2024 selon l’année d’immatriculation du véhicule :
- Motos immatriculées avant juillet 2017 : contrôle en 2025,
- Immatriculées entre 2020 et 2022 : contrôle en 2026,
- Pour les motos plus récentes : tous les 4 ans après la première mise en circulation.
Ce contrôle vise principalement la sécurité et la réduction des nuisances sonores et environnementales. Il porte sur les freins, les pneus, les éclairages, les émissions polluantes et le niveau sonore. En cas de défaillance grave, le véhicule devra être réparé avant de pouvoir circuler à nouveau.
Le permis moto ne peut plus être abordé comme une simple étape administrative : il évolue dans un cadre réglementaire de plus en plus structuré, qui impacte directement votre activité. Entre l’usage encadré du CPF, l’intégration officielle de la circulation inter-files au Code de la route ou encore l’instauration du contrôle technique obligatoire, ces changements vous invitent à adapter vos pratiques et à anticiper les attentes des futurs motards.
En tant qu’établissement de formation, vous jouez un rôle clé dans la transmission des bons réflexes et dans la valorisation de la conduite moto comme mode de déplacement responsable et sécurisé.
Réservation non-nominative à l'examen
La réglementation du permis moto connaît régulièrement des ajustements visant à optimiser l’organisation des examens et les conditions de passage.
Sous l’impulsion de la Délégation à la Sécurité Routière (DSR), une réforme des procédures de réservation des places d’examen entre en vigueur. Cette modification structurelle vise à optimiser la gestion des créneaux et à offrir une plus grande souplesse logistique aux établissements d'enseignement.
La principale évolution réside dans la levée de l’anonymat à plus de 10 jours de l’épreuve. Les écoles de conduite bénéficient désormais d'une souplesse accrue :
- Réservation par établissement : Possibilité de bloquer des créneaux au nom de l’auto-école sans désigner de candidat immédiatement.
- Attribution finale : L'enregistrement du candidat (nom et numéro NEPH) devient obligatoire au plus tard 11 jours avant l’examen.
Cette mesure vise à éviter la perte de places disponibles. En l'absence de candidat affecté dans le délai imparti, la place est systématiquement réinjectée dans le pot commun. Ce mécanisme permet une redistribution immédiate aux autres établissements, garantissant une optimisation maximale du calendrier des inspecteurs et une réduction des délais d'attente globaux pour la filière deux-roues.
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